2
le 13 avr. 2015
SuivreCarrément le gars
J'ai toujours prévenu les jeunes dont j'avais la charge : faites attention ces musiques sont sournoises, elles co-optent en parlant à vos petits coeurs de rebelles et hop, vous êtes niqués :...
Un son organique et monumental
Après des albums extrêmement denses, techniques et compressés (comme "Demigod" ou "Evangelion"), Behemoth prend ici un virage sonore magistral. La production est volontairement plus "organique" et aérée. Les riffs de Nergal respirent, la basse d'Orion est lourde et omniprésente, et le jeu d'Inferno à la batterie délaisse l'avalanche ininterrompue de blast beats pour privilégier un groove martial et occulte. Le son est ample, presque cinématographique.
Une oeuvre de résilience
Il est impossible de dissocier cet album du contexte de sa création : il a été composé après la victoire de Nergal contre une grave leucémie. Cette confrontation avec la mort transpire dans chaque note. "The Satanist" n'est pas qu'un album sombre ; c'est un hymne à la vie, une déclaration de résilience et de rébellion triomphante. L'énergie qui s'en dégage est viscérale et vengeresse.
Des compositions magistrales.
L'album brille par sa cohérence et l'absence totale de temps mort. Chaque titre possède sa propre identité et s'imprime immédiatement dans l'esprit :
- L'ouverture menaçante : "Blow Your Trumpets Gabriel" installe une tension rampante, à coups de cuivres funestes et de riffs lancinants.
- L'efficacité brute : "Ora Pro Nobis Lucifer"est un hymne Black/Death Metal implacable, taillé pour la scène.
- L'apothéose : La conclusion avec "O Father O Satan O Sun!" est d'une grandeur théâtrale époustouflante, clôturant l'album sur une note émotionnelle et épique rarement atteinte dans le genre.
En conclusion, "The Satanist" est un tour de force parce qu'il réussit l'impossible : équilibrer la brutalité viscérale du death metal, l'aura blasphématoire du black metal et une accessibilité accrocheuse proche du classic rock. C'est une œuvre mature, sincère et monstrueusement élégante.
Créée
le 24 avr. 2026
Critique lue 7 fois
2
le 13 avr. 2015
SuivreJ'ai toujours prévenu les jeunes dont j'avais la charge : faites attention ces musiques sont sournoises, elles co-optent en parlant à vos petits coeurs de rebelles et hop, vous êtes niqués :...
9
le 8 juil. 2014
Suivrele 8 juil. 2014
Je suis devenu un peu las des critiques d'albums sur internet. Les avis des chroniqueurs ne sont pas seulement subjectifs, mais complètement vides de tout argument. "Il manque quelque chose", "ce...
9
le 5 mars 2014
SuivreLe nouveau Behemoth, inespéré après ce qu'a subit Nergal. Et il faut bien le dire qu'on l'attendait au tournant. Après une Evangelion qui à mis tout le monde à terre de par sa brutalité et faisait...
9
le 4 mai 2026
SuivreUne prose d'une exigence rareL'une des forces ce livre réside dans la qualité de sa plume. Renaud Camus est un écrivain de tradition classique. Son usage d'un français châtié et précis n'est pas...
1
le 21 avr. 2026
Suivre"Antisocial" de Trust, c’est la quintessence de la rébellion en carton.La musique : Du sous-AC/DC commandé sur Wish, joué avec la délicatesse d'un tractopelle. Efficace, certes, mais musicalement...
3
le 28 juin 2026
SuivreAvec le recul, il faut bien se rendre à l'évidence : ce n'était vraiment pas très drôle.On a tous tendance à idéaliser l'émission par pure nostalgie, mais en y repensant à froid, le mythe de...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème