C'est le qualificatif approprié pour décrire ce disque. Commençons par les points forts. La guitare , par exemple, ne décevra personne, qu'on parle de city of evil ou nightmare, la griffe du groupe se retrouve facilement sur cet album. Ainsi, on a rien perdu du doigté légendaire du guitariste qui se gâte solidement sur certaines pistes.


Autre belle surprise, l'ambiance qui règne tout le long de l'opus nouvelle mouture. On n'a rien recopier-coller comme ce fut un peu le cas sur Hail to the king. En effet, meme M.Shadows l'avoue, Avenged Sevenfold s'était royalement inspiré de Metallica et s'en confesse aujourd'hui. Ici, c'est loin d’être le cas. Au contraire, il s'agit bel et bien de A7X, reconnaissable entre tous. Et très exploratoire de surcroit.


Cette exploration ne dénature pas le groupe, au contraire, on le reconnait dans sa façon de composer. On réussit ici à rester soi-même tout en créant un univers bien particulier. Probablement du à la thématique de l'intelligence artificielle qui règne sur l'album, l'ambiance, l'univers ainsi créé s'avère inspiré et réconfortant. Pourquoi?


Parce qu'on a affaire à un groupe qui ne se cherche pas, au contraire, il s'assume et ça se ressent. De la sorte, l'auditeur ressortira, après l'écoute de The stage ,rassuré de voir son groupe revenir vers un métal plus lourdeau, plus rapide, plus "avant". Toutefois, il demeure un point faible à cet album...Et ce seul item fait perdre à lui seul 3 fameux point sur 10. Il s'agit de la voix du chanteur.


Véritablement trop haut perché par moment, on en ressort un peu saturé au bout d'un certain temps. La piste est foutrement bonne mais sporadiquement, M.Shadows la pousse un peu trop loin dans le gosier cette vocalise. Bien qu'Hail to the king ait été critiqué, il n’empêche que sa voix était plus viril, plus heavy. Ici, on tente plutôt les prouesses vocales et j'ai cette impression que le client n'en demandait pas autant. Un ton plus bas aurait fait de ce disque un second Nightmare (là aussi, la voix correspondait bien à mes critères personnels) dans l'âme, et non dans le contenu, on s'entend. Car The stage empruntent certains ingrédients à ces prédécesseurs mais ne leur ressemble pas. Au contraire, il fait montre d'une évolution.


Et c'Est bien pour cette raison que je le recommande ( la piste titre et God damn, entre autres...) à tout auditeur d'Avenged Sevenfold. Parce qu'il ose la différence et l'exploration. Par contre, pour obtenir le sceau de très bon album, il aurait fallu que le chant soit plus posé, plus masculin...Bref, qu'il ne se casse pas les couilles à monter si haut lorsque la simplicité agrémenté de quelques prouesses momentanées auraient suffit. De plus, je n'ai pas trouvé, LA chanson de l'album, le petit joyau tel un Buried Alive sur Nightmare, Tel Hail to the king...


Celle qui reste dans la tête, celle qui marque le moment présent et qui nous y fait revenir...

Jean-francoisBohémie
7

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Créée

le 11 nov. 2016

Critique lue 773 fois

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