To Venus and Back est probablement l'un des albums les plus sous-estimés de Tori Amos. Les quatre premiers morceaux sont exceptionnels et donnent immédiatement le ton : un son plus électronique, plus moderne, qui attire dès les premières secondes dans la lignée de From the Choirgirl Hotel.
J'ai davantage de mal avec des titres comme Lust, Suede ou Josephine. Ce sont de belles chansons, mais elles me paraissent plus classiques et ralentissent légèrement l'élan de l'album. Heureusement, l'énergie revient rapidement avec Riot Poof et surtout Datura, deux véritables bombes qui rappellent à quel point cette période de Tori Amos était créative.
L'un des grands points forts du disque est sa production. Le son est remarquable et conserve encore aujourd'hui une fraîcheur impressionnante. On entend déjà sur Spring Haze certaines ambiances et certaines idées qui annonceront Scarlet's Walk quelques années plus tard.
Ce qui surprend le plus, c'est qu'on ne s'attend pas forcément à découvrir un album studio d'une telle qualité. Présenté à l'époque comme un projet accompagné d'un disque live, To Venus and Back est parfois resté dans l'ombre de Little Earthquakes, Under The Pink, Boys for Pele ou From the Choirgirl Hotel. Pourtant, il mérite largement d'être considéré comme l'un des grands albums de la discographie de Tori Amos.