Chantre d'un trip-hop cotonneux et rond lors du (bon) premier disque avant d'opérer un virage plus abstrait sur le (moins bon) second, Tirzah a décidé de s'engouffrer pleinement sur cette dernière voie pour le troisième. Un kit de drums unique, des boucles lo-fi répétitives, à l'ambiance musicale pesante, inquiétante– toujours mis en boite par Mica Levi -, un flow ciselé, planant donne la somme d'un produit tellement linéaire et monocorde qu'il tend assez rapidement vers l'ennui.
Les débuts prometteurs ne sont déjà plus que de lointains souvenirs.