Gâtechien reste inflexible. Toujours arc-bouté sur sa formule minimale (basse-batterie), toujours aussi sauvage (sur scène, je ne vous parle même pas…), toujours fan de noises heurtés à la Shellac, Jesus Lizard, toujours adeptes de la basse qui tourne et de la batterie qui virevolte pour mieux frapper. Laurent et Florian restent égaux à eux-mêmes…mais en meilleur. La nouveauté avec ce troisième album, produit par Michel "l'Albini français" Toledo, réside dans le fait que Laurent prend plus confiance en lui au chant.
Fini le yaourt systématique, des textes et de vraies lignes de chant commencent à poindre pour apparaître franchement. Il y a même des chœurs qui créent une détermination collégiale, pour un surplus général de mélodies. Ce qui n'empêche pas Laurent de crier, d'éructer…Gâtechien est un vrai groupe de rock. Un des meilleurs que l'on trouve par chez nous. Gâtechien ne joue pas à être rock'n roll, ils le sont au plus profond d'eux mêmes.