Les claviers Pamela Hute, ils connaissent ! L'utilisation d'un synthé à la place d'une basse fait partie du deal de départ de ce groupe qui a pris pour patronyme le nom de sa chanteuse/guitariste. Annoncé par un premier EP, le déjà troisième album des Parisiens reprend les choses là où Turtle Tales From Overseas les avait laissées. Pas de mini-révolution ou de changement : Bandit est du Pamela Hute pur jus. Mélodies efficaces, voix avec ce semblant d'émotion affectée qui rend le timbre élégant, la musique cultive sa pop attitude tendance britannique (The Pretenders dans l'écriture), sans que nos Frenchies n'aient à rougir de la comparaison. Cela donne quand même quelques sentiments de déjà vus comme Just Like This et ses appels du pied à The end has no end des Strokes. L'expérience la plus dansante du disque, The Radio, ne fait pas non plus dans la dentelle et l'originalité pour atteindre son but et fait plus qu'évoquer une homonymie de titre avec My radio de Solvent. Il n'empêche Pamela Hute arrive à garder un côté rock non assagi (même sur le formaté The radio, il y a un pont punkisant gratuit mais salvateur), un ADN qui les rapproche parfois d'Elastica (Vectorial Boy). Ils utilisent aussi au mieux la palette de ses claviers : des bips pour relancer l'intensité, des claviers analogiques amenant au-delà de leurs belles sonorités,, amertume et mélancolique et un piano favorisant les envolées (Game Plan tout en nuances). Bandit est fait d'une alchimie déjà testée et approuvée mais toujours charmeuse (Pensons à PJ Harvey). Petit bémol, la production semble venir tout droit des années 90, ce qui fait perdre un peu à Pamela Hute sa force d'impact. Vous imaginez ce que Bandit aurait donné s'il avait été produit par Metric ? Tiens, la voilà finalement la solution !

denizor
7
Écrit par

Créée

le 27 sept. 2012

Modifiée

le 27 sept. 2012

Critique lue 134 fois

denizor

Écrit par

Critique lue 134 fois

D'autres avis sur Turtle Tales From Overseas

Turtle Tales From Overseas

Turtle Tales From Overseas

7

denizor

1605 critiques

Critique de Turtle Tales From Overseas par denizor

Les claviers Pamela Hute, ils connaissent ! L'utilisation d'un synthé à la place d'une basse fait partie du deal de départ de ce groupe qui a pris pour patronyme le nom de sa chanteuse/guitariste...

le 27 sept. 2012

Du même critique

36 quai des Orfèvres

36 quai des Orfèvres

2

denizor

1605 critiques

Critique de 36 quai des Orfèvres par denizor

Ce film est un imposture. Au moment de sa sortie, la production avait capitalisé sur le passé de flic d'Olivier Marchal pour nous vendre le film comme "ultra réaliste", montrant de l'intérieur les...

le 1 févr. 2016

Oiseaux-Tempête

Oiseaux-Tempête

8

denizor

1605 critiques

Critique de Oiseaux-Tempête par denizor

Le monde appartient aux ambitieux et Oiseaux-Tempête ne nous propose pas un simple voyage post-rock mais une véritable Odyssée dans une musique qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Album après...

le 10 janv. 2014

Pain Is Beauty

Pain Is Beauty

8

denizor

1605 critiques

Critique de Pain Is Beauty par denizor

Il est amusant de voir la promo de Chelsea Wolfe ramer pour définir la musique de la demoiselle : « drone-metal-art-folk » tel est le genre-valise utilisé pour catégoriser la musique de l’Américaine...

le 28 oct. 2013