Twelvefour
6.6
Twelvefour

Album de The Paper Kites (2015)

Venu d’Australie, The Paper Kites propose une americana pop qui coule de source. Et évoquant Papa Fritas et Kings of Convenience, de la meilleure provenance qui soit !


A les entendre, on les croirait Californiens, tant il émane de ce groupe un coolitude incroyable. Le genre de disque que l’on s’imaginerait écouter dans une voiture, le coeur léger, le sourire aux lèvres. Pourtant, The Paper Kites est bel et bien un groupe australien (de Melbourne exactement), pour un album produit tout de même par un américain (et pas n’importe lequel, Phil Ek, connu pour son travail pour Fleet Foxes et The Shins).


Dans ce second album, tout coule de sources, avec des mélodies qui caressent l’oreille à l’image de Revelator eyes, le single de cet album délicat. Cette délicatesse, on la retrouve dans la voix même de Samuel Bentley, songwriter et leader du groupe, à laquelle s’ajoute en contrepoint harmonique celle de Christine Lacy (Electric Indigo et son petit côté Prefab Sprout). Que ce soit dans les passages plus folk et nocturnes (Neon crimson ou Silent Cause, comme une berceuse de Kings of Convenience) que dans les titres plus enlevés, les sages The Paper Kites séduisent et parviennent à éviter l’excès de guimauve. Le côté consensuel est, avec eux, largement compensé par la qualité même des mélodies, et le judicieux équilibre des arrangements, parfaitement agencés et accouchant même d’un Renegade irrésistible. Un petit côté 80’s en filigrane, une touche soul blanche (Too Late) et sur l’ensemble de Twelvefour, une électricité préférant toujours la fluidité à la rupture, la réverbération à la distorsion. Et dans cet Americana pop tranquille, l’esprit de Papas Fritas n’est jamais loin (I’m lying to you cause I’m lost, woke up from a dream). Et ça, c’est toujours une bonne nouvelle.

denizor
8
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le 8 févr. 2016

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