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le 16 nov. 2014
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L’histoire d’Entombed commence là où celle de Nihilist s’arrête, c’est-à-dire juste après l’éviction de Johnny Edlund par Nicke Andersson, déguisée en split du groupe qui se reforme quatre jours...
A force de fouiller dans la fange la plus infâme, on finit par dégoter le reliquat de charogne putride le plus ignoble, objet de convoitise des esprits les plus pervertis et corrompus.
Grave Upheaval est un nom de l’underground à associer à ce qui se fait de pire dans le black/death, autre projet du batteur de Portal et Impetuous Ritual.
On retrouve donc de fortes influences de ces deux formations mais également du black primitif et bestial avec ce riffing grave et bruitiste à l’antithèse de toute forme mélodique.
La voix est une sorte de chuchotement guttural occulte qui fout les boules.
Même si l’on ne comprend absolument rien de ce qui se raconte ici, on imagine aisément des thèmes centrés sur la mort et les esprits démoniaques, images renforcées par le côté rampant et suffocant de la musique, aux colorations doom souvent appuyées.
Si les premiers morceaux révèlent parfois un peu trop leurs influences, la trilogie qui clôture cet album anonyme et innommable voit le groupe s’en démarquer sensiblement pour construire sa propre atmosphère de cauchemar sur des tempos à la lourdeur de plomb et un riffing en trémolos incessants, jusqu’à l’hypnose totale ; la musique s’enfonce progressivement dans l’horreur la plus indicible qui soit et atteint des sommets de noirceur pachydermique sur le final de dix minutes. Pas de meilleure façon de terminer un tel album.
Là encore, ce n’est pas pour tout le monde. Ceux qui aiment les pièces musicales les plus hideuses dans le genre seront à mon avis comblés avec Grave Upheaval, qui reprend une partie de la recette des formations australiennes précités tout en les incorporant dans sa propre sphère maléfique, avec une emphase particulière sur les parties doom en fin de disque.
Excellente sortie Nuclear War Now! pour ma part. Une des plus répugnantes de l’année !
Une version très limitée contient également un huitième morceau en bonus.
Retrouvez cette chronique sur le site auxportesdumetal.com
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Créée
le 5 sept. 2016
Critique lue 36 fois
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