Si tu penses que j’ai fais une faute d’orthographe dans le titre, Google est ton ami.
Parce que je vais pas te tenir la main, ni encore moins la teub pour pisser.
Oui parce que dans cette chronique,ça va pas mal parler de zizi. C’est pas très 2025 je sais.
Mais après tout, c’est Punk non ?
Et vu qu’il s’agit exactement de ce que le groupe dont je vais parler représente aujourd’hui. Actons dans ce sens.
Ce 25 avril sortait donc dans les bacs l’album du meilleur groupe Suédois actuel. Et évidemment tu l’auras compris, je parlais pas de Ghost et son affreux Skeleta sorti le même jour.
Oui parce que en soit, moi j’aime bien Black Sabbath et ABBA y’a pas de soucis, sauf que mélangé ensemble ça ressemble vachement à un sandwich a la merde quand même.
Oui ma chronique n’est pas amicale.
Mais après tout c’est Punk non ?
Viagra Boys c’est donc Suedois, enfin en parti car le leader Sebastian Murphy est un américain domicilié en Suede depuis 2007.
Et ce qu’il y’a de rigolo ( j’ai le rire facile, tu me dis « Zizi » je suis capable de pouffer ) c’est qu’ils sont du même pays que Les Hives et le chanteur porte le meme patronyme que le leader suprême des LCD soundsystem, James Murphy.
Et quelque part, la musique des Boys ressemble par endroits à un mix parfait entre ses deux groupes.
Ça ressemble aussi à ce qu’aurait pu devenir Idles si il n’avaient pas décidé de vendre des places plus chers dans des salles plus grandes pour gonfler leurs égos grandissants. Oui parce qu’à part leurs deux premiers albums, le terme de "rentrer dans le rang" leur sied plutôt pas mal.
Ça ressemble aussi parfois à du Blur dans leurs phases mordantes, ou aussi a leurs contemporains qui eux non plus ne chient pas dans la colle ( du moins pour le moment) Squid ou autre Parquet Courts.
Y’a même un morceau qui ressemble à du "Arcade Fire quand c’était bien". Au passage Butler ( leader des Arcade Fire ) aurait peut être mieux fait dans sa carrière de parler plus souvent de zizi dans ses chansons plutôt que de s’en servir un peu trop et avec des filles un peu trop jeunes. A bon entendeur.
Bref, pour leur 4eme opus, les Viagra Boys ne faiblissent pas. Si l’album est moins sensationnel et varié que leur précédent Cave World. Il gagne en cohérence, en compacité et reste toujours féroce, satirique et aussi un peu con con.
On est sur du Dance Punk, mais pas que… Car il y’a quand même de la flûte traversière et du saxophone. Donc c’est très singulier la plupart du temps.
Mais après tout, c’est Punk non ?
Un album brillant, je l’ai écouté deux fois de suite ( c’est rare ). J’avais envie de taper du pied, de danser, de cracher, peter, roter, de sortir mon zboub pour faire un zizicoptère dans le salon.
Puis je me suis rappelé que je suis pas Punk.
Que j’ai une vie affreusement normale.
Et que je me la raconte dans cette chronique juste pour faire genre, j’ai des choses à dire, à faire savoir. Alors que non en fait.
Mais au moins pendant ces 37 minutes ( fois deux du coup) bah je l’ai été un peu par procuration.
Et j’ai bien rigolé des histoires d’Only fans d’une maman. Et des gens qui payent pour regarder des pieds sur les internets.
Mais ça parle aussi de sujets sérieux, de politique entre autres. Et aussi d’amour "sans zizi"
On vie une drôle d’époque, vaut mieux en rire que s’en foutre comme on dit.
Bah le contrat est rempli.
Merci les gars.
Celui ci il va finir dans mon top 5 de 2025 je le sens bien.
Et ce sera clairement un album qui va tourner à donf cet été.
J’avais prévenu en préambule que j’en parlerai beaucoup, mais je me rend compte que finalement y’en a pas eu tant que ça !
Donc une dernière fois : Zizi !
Oui c’est régressif, vulgaire et con con.
Mais après tout, c’est Punk non ?
9/10