On parle d'eux partout depuis quelques semaines et alors que j'adore Fabienk, j'ai voulu commencé par le début avec ce premier album.
Le concept d'Angine de Poitrine, musicalement parlant, n'est pas bien compliqué sur le papier mais à l'exécution c'est un sacré bazar : c'est du rock instrumental avec un type qui joue de la batterie, et l'autre fait la basse et la guitare (sur un même instrument parce que sinon ce n'est pas assez pratique). Tout repose sur la répétition puisque la guitare et la basse sont bouclés et ça donne des couches d'instruments assez compliqués à décoder parce que la cerise sur le gâteau, c'est que le manche de la guitare et de la basse a bien plus de frettes que des instruments normaux "chez nous".
Et par miracle, c'est aussi passionnant à décoder qu'agréable à écouter. J'avais déjà un peu goûter au délire microtonal grâce aux australiens de King Gizzard & the Lizard Wizard mais là c'est encore un autre univers et c'est très sympa. C'est à la fois très carré et imprévisible, pas du tout formaté puisque la durée des morceaux est très variable et j'ai adoré.
Mon seul bémol pour ce disque c'est peut-être Sahardnieh qui est un peu plus radicale que les autres morceaux je trouve, tout aussi aventureux mais ça m'a un peu moins accroché.