Watermark
7.7
Watermark

Album de Enya (1988)

J'ai toujours adoré la musique irlandaise. Il y a un truc chez les Irlandais qu'on ne retrouve pas ailleurs : une forme de sincérité et une transmission d'émotions toutes plus dingues les unes que les autres. Dans mon top, j'avais déjà My Bloody Valentine, U2, The Cranberries et j'en passe...


Évidemment, il me manquait Enya.


Née dans le Comté de Donegal, Enya a toujours baigné dans la musique : ses frères, sœurs et oncles formaient le célèbre groupe Clannad, sa mère était professeure de musique et son père tenait un pub musical. Après des débuts discrets sur sa première bande originale (Enya, retitrée plus tard The Celts), elle revient en force deux ans plus tard avec l'album Watermark.


Et bordel, que c'est bon.


Comment j'ai pu attendre autant de temps avant d'écouter Enya ?

J'ai naturellement commencé avec Watermark, paru en 1988 et vendu à plus de 14 millions d'exemplaires.

Je vais être franc : Watermark ne ressemble en rien à ce qu'on entend quotidiennement. C'est un album hors du temps, qui nous fait voyager aux quatre coins du globe avec une finesse et une justesse rares chez les musiciens.

Dans Watermark, on entend l'Afrique, la guerre, la civilisation grandissante, la solitude des grands espaces, la poésie de la mer et du mysticisme celte. La production est juste incroyable : Enya a superposé sa propre voix des centaines et des centaines de fois pour transformer sa voix en un instrument céleste qui nous fait douter du monde dans lequel on vit.


Si je dois donner un petit défaut à l'album, ce serait certaines chansons qui se ressemblent un peu malgré tout : je pense à On Your Shore ou Evening Falls... qui, sans être mauvaises, viennent un peu casser le rythme du disque. Mais à côté de ça, nous avons Cursum Perficio qui est un monument de la musique moderne : on sent quelque chose de grand, de trop grand qui se dégage de cette piste, une menace dramatique qui se complote dans un latin ultra maîtrisé, porté par des percussions sombres et imposantes. Et que dire de l'incontournable Orinoco Flow ? Derrière ce tube planétaire se cache une invitation au voyage absolue, un morceau sautillant, hypnotique et libérateur qui te donne juste envie de prendre le large. (Où bien de chercher des nains où des petits elfes dans son jardin...)


Watermark, c'est bien la preuve qu'on peut vendre des millions de disques sans faire de concessions commerciales, simplement en créant un monde parallèle où s'abriter de temps en temps. Quel regret de ne pas avoir écouté Enya plus tôt, j'aurais aimé m'évader avec Watermark bien avant.

jrnathann
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il y a 7 jours

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