Wax
J’ai écouté Wax d’Indochine, et franchement, c’est un album qui manque cruellement de cohérence. Tout au long des morceaux, j’ai eu cette impression que le groupe ne savait pas sur quel pied danser. Il y a du rock alternatif, des touches électro-industrielles, un soupçon de britpop, et même un morceau comme Unisexe qui flirte avec une vibe gospel. Cette diversité aurait pu être une force si elle avait été mieux maîtrisée, mais ici, elle donne plutôt l’impression d’un groupe en pleine transition, tâtonnant sans jamais trouver une direction claire.
On sent que Nicola Sirkis cherche à moderniser le son d’Indochine après le départ de Dominique Nicolas, mais le résultat est inégal. Certains morceaux fonctionnent bien, comme Je n’embrasse pas, avec son énergie brute, ou Révolution, qui a une ambiance intrigante. D’autres, en revanche, semblent juste là pour remplir l’album sans apporter grand-chose. Il y a des idées, des tentatives d’exploration, mais ça manque de fil conducteur pour vraiment captiver sur la durée.
Cela dit, ce n’est pas un album mauvais. Les instrus sont bien construites, la production est correcte, et même si certaines compositions sont oubliables, l’ensemble reste écoutable. Mais c’est justement là le problème : ça s’écoute, sans plus. Il manque cette intensité, cette identité forte qui fait qu’un album marque les esprits et donne envie d’y revenir.
En définitive, Wax n’est pas un désastre, mais ce n’est pas non plus un album marquant. Il ressemble à une phase de transition où Indochine essaie des choses sans vraiment savoir où aller. Pas désagréable, mais pas inoubliable non plus. 5/10.