Les Grammy Awards, comme toutes les récompenses, c'est avant tout une façon de mettre en avant une partie de l'industrie. Seulement, nous, pauvres humains, sommes fondamentalement attirés par les classements ou les prix : on a l'impression que ça légitime ce qu'on aime déjà, à l'inverse ça permet aussi de se démarquer en disant "Nan mais ce top albums du Rolling Stones Magazine c'est n'importe quoi" ou "J'aurais plutôt donné le prix à tel artiste", mais c'est aussi une manière de nous faire découvrir des choses.
We Are est le huitième album de Jon Batiste et c'est précisément parce qu'il a gagné un Grammy que j'ai sur qu'il était sorti, puisque je m'intéresse peu à l'actualité du R&B à l'ancienne. Et en France, il n'a pas la force de frappe médiatique d'un Bruno Mars, donc c'était forcément passé inaperçu.
Et franchement, We Are, c'est très bien. Les titres sont dansants, pêchus, avec une production qui regarde souvent dans le rétro mais qui est quand même bien moderne en termes d'assemblage. La force de l'album c'est qu'il est essentiellement composé de morceaux courts, ce qui donne envie de le réécouter rapidement pour profiter un peu plus des différents titres.
Mais j'admets volontiers un truc : comme je n'y connais pas grand chose dans ce genre de musique, je suis facilement impressionnable. Peut-être que des artistes plus talentueux officient dans la même branche et sont bien meilleurs sans pour autant être mis en avant par les médias ? Je n'en sais rien, mais écouter ce disque m'a fait du bien !