Jon Batiste - We Are (2021)
Distribué au rayon « jazz » le dernier album de Jon Batiste s’inscrit dans une lignée assez proche de l’album de Theo Croker, mais il accentue encore le trait. Jon est pianiste, compositeur et chanteur, il ouvre grand son art à un mix savant de tout ce qui rassemble la musique noire, ainsi il embrasse à la fois le jazz, la soul, le funk, le hip hop, la pop, le rhythm’n’blues et le gospel, je pense qu’il n’oublie rien, son terrain de jeu est sans limite, blues, ballades et chansons fleurissent sans tabou, tout va.
Quincy Jones lui-même adoube l’artiste dans les longues notes qui figurent à l’intérieur de l’album, l’inscrivant sans ambages dans l’histoire de la musique noire : « One of my favourite things about Jon is that he understands the importance of studying his roots and paying homage to those who came before him. » Il faut également inclure les références au label « Motown Records » avec tout ce qu’il contient de musique populaire, et bien souvent Stevie Wonder, Prince, ou Marvin gaye ne sont pas bien loin !
Le format chanson préside ici, les titres durent le plus souvent entre deux et quatre minutes. Chacun appréciera, comme sur le Theo Croker, le travail au niveau des arrangements et de la production, c’est fignolé jusque dans les moindres détails. La liste des invités et des participants est également impressionnante. A noter la présence du tube "We are" et d'une seconde interprétation en fin d'album, le "Montmartre Remix" en français.
Cet ensemble si parfait peut faire penser parfois à un produit manufacturé bien étudié, genre taillé pour passer sur MTV, mais ne soyons pas mauvaise langue, car le talent est là, il semblerait même qu’il soit également excellent danseur, c’est ainsi, les fées sont parfois bienveillantes du côté de la Nouvelle Orléans, en Louisiane.