L’éclectisme, c’est bien, ça ouvre les horizons, ça permet de voir venir et d’apprendre, en revanche à manipuler ça fait parfois n’importe quoi et ici, bah c’est nawak.
Je ne dis pas que Kontrust n’est pas venu avec sa besace remplie de bonne volonté en nous livrant cette première galette mais l’influence Korn-ienne est tellement présente et surtout tellement mal digérée qu’ils ont senti un besoin d’en rajouter. Ainsi, on a le droit à du reggae, une grosse pop bien grasse et un arrière-goût d’Evanescence qui ne relève pas du tout la sauce.
L’alternance de chant clair et pseudo growl est un classique qui fonctionne plutôt bien en général mais ici encore, à cette recette classiquement efficace, Kontrust nous ajoute du chant rappé, du reggae, des paroles en différentes langues et le tout devient un Erasmus foutoir assez insipide.
Quant à la musique, là aussi, une macédoine de genres qui parsème l’écoute. Autant les riffs néo métal sont faciles et propres, autant les cassures et incursion dans d’autres univers viennent un chouya gâcher la lecture sur la platine. Encore une fois, je ne comprends pas pourquoi vouloir tant en mettre dans une seule chanson alors que, peut être en séparant un peu les univers tout au long de l’album, ça pourrait passer plus facilement.
L’album est assez court avec ses 45 minutes mais il m’a paru une éternité, un retour à mes années du début lycée avec tous ces groupes qui se ressemblaient et voulaient quand même sortir du lot. Même si je ne suis pas fan, la musique de Kontrust sent bon les pantalons larges, les grosses pompes et les mèches décolorées. En gros, passer la puberté, seule la nostalgie peut faire retomber dans cet univers.