Disons le sans modération : Jay-Jay Johanson est un génie.
Jay Jay Johnson est né en 1969, l'année où Brian Jones décéda prématurément.
A un âge où d'autres tirent leur révérence et rejoignent le funeste Forvever 27 club, Jay Jay Johanson sort son premier album. Whiskey nous promet l'ivresse, ce sera celle des mots mêlés à une mélopée trip hop jazzy au tempo tantôt suranné tantôt intemporel mais toujours juste. Avec le recul, ces signatures rythmiques s'inscrivent indubitablement dans une ambiance fin de siècle dont la capitale fut Bristol. Mais cette voix, aux registres multiples, échappe aux modes et aux modalités. Jay Jay ne navigue pas à contre-courant, il flotte au dessus des remous, il plonge dans les profondeurs que seul son cœur est capable de sonder. Jay Jay Johanson est un cœur (d'artichaut ou brisé ?) qui bat la démesure en brèche pour partager une émotion intacte. L'écoute de Whiskey est une expérience unique, une exploration d'une incroyable fluidité aux échappées mélodiques étonnantes de beauté. A 27 ans, Jay Jay avait atteint une maturité dont il aurait été dommage de se priver. Il le disait lui même "I'm older now" et aujourd'hui il est même plus vieux que Jim, Brian, Kurt, Jimi, Janis... Plus de 27 ans après ce premier album, Jay Jay en concert au Trianon a encore fait preuve d'une vitalité qui transcende les âges. Longue vie à toi Jay Jay !