Le retour des Porte-Epées vikings !
Après, souvenez vous, des débuts tonitruants il y a 25 ans déjà avec l'album éponyme et Iron, le groupe encaisse le départ de l'ami Jari Maënpää vers Wintersun par le recrutement aux oignons de Petri Lindroos. S'en suit une très belle période où le line-up se stabilise peu à peu autour des très efficaces et puissants Victory Songs et From Afar.
2012 et Unsung Heroes entame pour l'auteur de ses lignes une période plus mitigée. Techniquement irréprochable, il manque souvent dans ce dernier, One Man Army et jusqu'à Two Paths, le petit supplément d'âme appelons le. Morceaux trop riches peut être, album au rythme assez lourd, tracks manquants d'émotion, de ce côté épique qui fait lever la corne en criant le nom de ses ancêtres.. Mais le guerrier le plus fier a lui aussi besoin de repos, de rentrer chez lui, de se poser sur ses terres avant de lever glaive et bouclier une fois encore.
Et Thalassic fut ce retour salvateur. Plus simple, plus direct, retrouvant beaucoup de Victory Songs dans l'esprit, voici le crew redynamisé, peut être par l'arrivée Pekka Montin au clavier et qui apporte en plus sa voix claire et heavy aux compos de Markus Toivonen, le pilier ! De plus, l'orientation de l'album vers une thématique unique fut une idée brillante, apportant corps et forme à l’œuvre.
Coup de chance, surcaut d'orgeuil, nouveau souffle... autant dire que je guettais la sortie du successeur avec attention.
Winter Storm, déjà, reprends la délicieuse idée de proposer un contexte. Loin cette fois-ci de la mer protectrice et mystérieuse, nous voici dans les contrées mornes et glacées et du grand Nord. L'album est du pur Ensi', alternant chant épique (Fatherland, The Howl) avec la sempiternelle ballade plutôt jolie (Scars In My Heart), le long morceau mélancolique et puissant (Long Cold Winter of Sorrow and Strife), entrecoupés d'interlude instrumental. Là où Thalassic sortait à peine de ce pattern, Winter Storm y retourne, comme si le groupe avait retrouvé la recette. Et c'est le cas ! L'album est bien équilibré, apporte son lot de riffs agressifs, de cœurs intenses, de refrains épiques... Les compos, au même titre que les chants de Lindroos et Montin alternent parfaitement et s'enchainent aussi bien.
Mmhh je me demande si cet avis n'est pas hautement subjectif car au final.. qu'est ce qui a vraiment changé entre celui-ci, Thalassic et les précédents? Pas grand chose, mais cela suffit, une once d'inspiration, un goutte de vision, une note ou deux par ci par là.. Et cet hiver semble sans fin, le froid mordant à travers la peau, le souvenir douloureux de ceux qui sont partis.. mais loin au dessus de nos têtes... les justiciers de la tempête hivernale veille sur nous, et sur la Mère Patrie.