Avec Wondrous Bughouse (2013), Trevor Powers, alias Youth Lagoon, signe un deuxième album aussi fascinant que déroutant. Entre pop psychédélique, rêverie lo-fi et instabilité mentale mise en musique, le disque explore les zones floues de la conscience avec une audace sonore manifeste.
Porté par une production dense et foisonnante signée Ben H. Allen (Animal Collective, Deerhunter), l’album brille par moments (Mute, The Bath), mais s’égare aussi dans des expérimentations parfois trop opaques (Pelican Man, Third Dystopia). Le résultat ? Une œuvre profondément habitée, mais inégale, qui privilégie l’ambiance à la clarté.
Wondrous Bughouse ne se donne pas facilement : il demande une écoute attentive, presque introspective. Et si tout n’y est pas parfaitement maîtrisé, l’univers de Powers reste singulier, sincère, et suffisamment marquant pour mériter l’attention.
Note : 7.5/10 – Un voyage mental ambitieux, parfois brumeux, mais sincèrement captivant.