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Trompeur...
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le 2 avr. 2017
Je ne sais trop d'où ça vient et où ça s'en va. Je ne sais pas non plus si ça concerne une personne disparue. Par contre, je vois facilement que j'ai entrepris une longue descente qui n'en finit plus de finir. Oh, je m'accroche. Le crochet cependant ne tient plus au mur. Trop lourd pour lui, ça va péter visiblement tôt ou tard. Il n'y a plus de fixation solide, la main glisse et je sens que ça lâche. Le coeur me correspond, ma tête, c'est le crochet...
Je ne crois pas non plus qu'une femme en particulier ait créé cet état d'esprit s'agissant plutôt de l'addition des pertes les concernant. A ce jeu, je l'ai répété souvent, je suis dans la royauté des merdes en ce bas monde. Tout ça pour dire que ma tête ne veut plus rien savoir de ce qui m'entoure ( sauf exception) et une fatigue aplatissante ( !) me clou au sol. Non, ça ne suit plus, oui il faut que ça suive. La chaloupe est percée et j'ai oublié comment on nage. Si on voyait l'état général de ma carcasse, le mot épave serait approprié. Et si inconsciemment le problème vient d'une personne chère de qui je n'ai pas bien fait le deuil, faites qu'elle m'aide d'en haut...
Honnêtement, j'arrive a me voir de haut, comme une caméra braquée sur moi et ce n'est pas très beau comme visuel. De la part des autres aussi ca doit être affreux. Pour certains, je dois être un lâche, pour mes filles je ressemble à un grand-père plus qu'à leur paternel. Les visites de moins en moins fréquentes corroborent probablement mes propos. Mon fils doit aussi se demander ce qui se passe réalisant la stagnation de son père. Pour le mien, de toute évidence, je dois être un adolescent plus qu'un homme. Je suppose, certes, toutefois, c'est a mes yeux que le paysage est le plus laid. Je ne représente plus rien de que j'avais imaginé, je demeure prit dans une scène d'un mauvais scénario qui propulse l'acteur principal à un putain de rôle de figurant qui a les deux pieds fixés dans la merde. Ça pu, c'est laid et ça me fait chier. Perturbé par une certaine médiocrité mentale environnante, impossible de trouver plaisir ou intérêt. Or, une boucle sans fin tourne autour de mes chimères et à force de tours, un déséquilibre me frappe la gueule à chaque fois que je croise un miroir.
Tout ce que je raconte ici essaie d'illustrer fidèlement ce que peut vouloir dire devenir une épave. Je crois sincèrement que la lassitude représente le meilleur qualificatif pour exprimer en chanson le fait de s'échouer tel un bateau qui dérive et s'effondre sur la rive. Je n'ai pas eu à chercher trop longtemps ce que ressentir cet état peut provoquer. Ce sentiment existe déjà dans mon élément. La dérive est sournoise, s'immisce lentement en vous faisant croire que tout va bien. Un beau matin, tu te reveilles complètement paumé avec une seule envie. Te noyer dans l'alcool pour oublier que tu existes et réaliser après la cuite que non seulement le naufrage n'a pas eu lieu et que tu as seulement plongé plus creux qu'avant. Bouée, phare, non, rien sur quoi te raccrocher... Alors, on se lève l'ancre et on repart en mer sachant très bien qu'on finira naufragé, sur une île déserte, et que malgré les dessins dans le sable, aucun secours à l'horizon...
Voilà ce a quoi me fait penser la pièce en question. L'impression constante que plus rien ne vaut la peine et que cette impression semble devenir une réalité. Un bon artiste arrive à s'intégrer dans votre coeur comme s'il en faisait partie et à faire ressentir à l'hôte ce que lui voulait évoquer. Pour imagine dragons, on peut considérer une réussite.
Malheureusement, j'ai trop en commun avec l'essence de la chanson pour ignorer le fait que, me regardant droit dans les yeux dans un miroir, tout ce que je vois est justement...
Une épave.
P.S Plus rien à chier...
Créée
le 26 mars 2025
Critique lue 10 fois
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