Bombardé révélation pop de la rentrée par une partie de la presse, Writers block est un album fait pour séduire les nostalgiques. Il n'est pas étonnant que Peter Bjorn and John soient suédois, les Scandinaves étant passé maître en gardien du temple de la pop. Peter Bjorn and John a, avec le recul, la possibilités de piocher dans sa discothèque, mêlant (bien d'ailleurs) les mélodies des Smiths avec l'esprit des Go-Betweens, la nonchalance des Papas Fritas et le son new wave de Modern English et n'apportant qu'indiciellement sa valeur ajoutée. Comme la redécouverte d'Ennio Morricone, marotte du moment, sur Roll the credits et un sifflement de rossignol (d'Andrew Bird ?) sur Young Folks (meilleur titre de l'album). Cela donne quelques bonnes chansons et beaucoup d'air de déjà entendus. La presse juge donc Peter Bjorn and John comme un grand-père regardant avec bienveillance son petit-fils rejouant les airs de sa jeunesse.