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le 7 nov. 2025
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Formé à Maastricht à la fin des années 2010, YĪN YĪN trace son propre chemin sans accroc, avec une constance remarquable. Le groupe néerlandais s’est fait un nom aussi bien sur disque que sur scène grâce à une musique résolument festive, en très grande partie instrumentale, dans une fusion hybride où se croisent disco, funk, psychédélisme et influences venues d’Asie. Une formule chargée sur le papier mais abordée de manière cool, ludique et dotée d’un sens du groove désarmant.
Avec Yatta!, quatrième album, YĪN YĪN ne cherche pas à se réinventer mais à faire évoluer les possibilités du band. On retrouve très rapidement tout ce qui fait le sel de leur ADN sonore, ce son chaud, irrésistiblement dansant, à la joie contagieuse. Les petites pépites s’enchaînent à la perfection d’emblée pour plonger tête la première dans l’univers cosmopolite et bigarré du quatuor : In Search of Yang, Spirit Adapter, Yata Yata, Elma, pas d’échauffement, tout est fait pour se laisser porter par les lignes de basse et le rythme entrainant. Une facette toujours aussi appréciable, dont on imagine le succès live sans trop d’efforts.
Ce qui n’empêchent en rien Kees Berkers et ses copains d’aspirer dans le même temps à d’autres velléités. A côté de cette propension à faire danser les foules, le groupe s’évertue à garder intact son goût de l’exotisme, à s’aventurer et mélanger les styles dans des séquences plus « calmes ». Lecker Song et Night in Tapai sont de véritables cartes postales cinématographiques que l’on pourrait tout autant retrouver dans un film japonais des années 60 que dans un western spaghetti quand Pattaya Wrangler joue l’espionnage couleur sépia et Kasumi’s Quest fait penser à un segment de jeu vidéo spatial.
Même sans verser dans l’exercice de style « bande son », YĪN YĪN parvient à faire de ces temps moins cadencés de véritables jolis moments. Le très doux Golden Lion, le plus brutal quasi trap/trip hop Slow Burner ou le final moelleux Mooncake Melody sont de petites incorporations originales, bienvenues pour aérer l’album. Il se dégage une réelle assurance, une maitrise des éléments dans chaque composition. Aucun morceau n’est en trop, aucun ne fait le nombre. Le fait d’avoir pour la première fois tout enregistré live, ensemble en studio et non plus séparément en collant les segments n’est peut-être pas étranger à cette sensation.
Yatta! est sans doute le disque le plus complet du groupe à ce jour. Le terrain de jeu ne cesse de s’agrandir, sans jamais chercher à trop en faire, à alambiquer le contenu. Tout est cohérent, généreux et agréable à écouter et prolonge une esthétique désormais bien ancrée.
[Chronique à retrouver sur Benzinemag]
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Créée
le 23 janv. 2026
Critique lue 84 fois
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