Mélange de world et d’électro ambient, ‘Yearning’ combine les notes discrètes du sarode, luth traditionnel du nord de l’Inde avec des nappes aérées de synthétiseurs et de flûtes diffuses… Yearning distille ainsi un flux ininterrompu d’une heure d’ambiance méditative que l’on pourrait qualifier à la première écoute de musique de relaxation pendant que l’on fait du yoga dans l’ascenseur.
Lisa Moskow ne chante pas et se concentre ici sur son luth mystico-planant (mais combien de moquette ces gens-là consomment-ils au juste ?), ce que l’on peut éventuellement regretter puisqu’on aurait bien vu l’incrustation (l’incantation ?) d’une ou deux voix féminines dans cet ensemble transcendantal de haute volée.
Car selon son humeur, on sera plus ou moins réceptif à ce paysage musical, à ce voyage à pas lents et posés alors qu’on ouvre ses chakras au fil de cet environnement d’harmonies floues et toujours en mouvement (mais au ralenti bien entendu).
Il s’agit néanmoins indéniablement d’une pure esthétique sonore d’une beauté aussi fugitive que difficile à saisir et pourtant là, à portée de l’oreille, des deux oreilles hypnotisées et fascinées par le ressac entre l’instrument analogique et l’accompagnement numérique.
Nota bene : cette critique a été écrite sans aucun recours à quelque substance illicite d’origine naturelle et/ou chimique. A part celles dûment autorisées (articles sponsorisés par Saint-Maclou).