Yellow & Green
6.7
Yellow & Green

Album de Baroness (2012)

Yellow & Green marque un tournant pour Baroness, et franchement, c’est un pari réussi. Ce double album, sorti en 2012, n’est pas qu’un changement de ton, c’est une vraie déclaration d’intention : plus mélodique, plus accessible, mais toujours intense. En lui mettant 8/10, je salue un disque audacieux, riche, parfois inégal, mais profondément sincère.


Fini la rugosité brute des débuts : Yellow & Green explore des sonorités plus douces, plus atmosphériques, sans pour autant tourner le dos à la tension émotionnelle. Take My Bones Away, March to the Sea ou Board Up the House balancent encore du lourd, mais les guitares prennent parfois le temps de respirer, les structures s’étirent, et la voix de Baizley, plus claire, gagne en humanité.


Ce n’est pas du sludge classique, c’est du Baroness en évolution. Et ça marche, parce que c’est fait avec goût et conviction.


L’album est long (17 titres), parfois un peu trop, et tout ne se vaut pas. Il y a quelques baisses d’intensité dans la deuxième moitié. Mais c’est aussi ce qui fait son charme : Yellow & Green se découvre sur la durée. C’est un disque qui ne cherche pas à impressionner, mais à exister pleinement.


On sent une volonté de sortir du cadre, de repousser les murs, sans renier le passé. Baroness ne s’assagit pas, il affine. Il troque la brutalité contre la nuance, sans jamais devenir tiède.


Ce n’est pas un album parfait, mais c’est un disque important. Une transition réussie, un équilibre fragile mais vibrant entre puissance et émotion. Si certains fans ont pu décrocher, moi j’y ai vu un groupe qui grandit, sans poser ses armes.


Et pour ça, 8/10, c’est mérité.

CriticMaster
8
Écrit par

Créée

le 9 avr. 2025

Critique lue 6 fois

CriticMaster

Écrit par

Critique lue 6 fois

D'autres avis sur Yellow & Green

Yellow & Green

Yellow & Green

8

eukaryot

le 2 sept. 2012

Suivre
Dernière modification

le 2 sept. 2012

Critique de Yellow & Green par eukaryot

Ah que cet album divise. Ah qu'il est pas facile cet enfoiré. Baroness mou du genou? Baroness fait dans le macramé et la dentelle? Dans la dentelle, vous êtes sûrs ? Le premier contact est pas des...

Yellow & Green

Yellow & Green

2

Geux

le 6 sept. 2012

Suivre

Critique de Yellow & Green par Geux

A coup sur la plus grosse déception de ce premier semestre de 2012. Après un Blue très moyen, Baroness s'enfonce dans une version édulcorée et très très alégée, à la fois en saturation et en...

Yellow & Green

Yellow & Green

7

smokababylon

le 6 août 2012

Suivre

Critique de Yellow & Green par smokababylon

L'album de Baroness préféré des hipsters.

Du même critique

The Pervert's Guide to Ideology

The Pervert's Guide to Ideology

8

CriticMaster

le 30 avr. 2025

Suivre

Voir ce qu’on croit : un vertige philosophique captivant

Aujourd’hui, je vous parle de The Pervert’s Guide to Ideology, un documentaire réalisé par Sophie Fiennes en 2013, avec le philosophe Slavoj Žižek. J’ai mis 8/10 à ce film, parce qu’il m’a...

Après mai

Après mai

8

CriticMaster

le 30 avr. 2025

Suivre

Les braises d’un idéal : la jeunesse en quête de sens dans Après mai

Dans son film Après mai (2012), Olivier Assayas dresse un portrait sensible et nuancé de la jeunesse française du début des années 1970, marquée par l'héritage de Mai 68. À travers le regard de...

Battlestar Galactica

Battlestar Galactica

9

CriticMaster

le 3 juin 2025

Suivre

Le pouvoir sous pression : politique en apesanteur

Battlestar Galactica (2004) n’est pas seulement une série de science-fiction, c’est un laboratoire politique sous haute tension. Si je lui ai mis 9/10, c’est parce qu’elle réussit à conjuguer tension...