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Donald et Picsou. Les fondements de mon enfance. Vous savez, Picsou Magazine, la meilleure publication BD du monde entier et même du cosmos ! J'y dévorais les aventures proposées par les deux maitres des canards: Carl Barks, le type qui a inventé à peu près tout l'univers Duck, et Keno Don Rosa, son fils spirituel, qui a approfondi tous les personnages, a offert une biographie de dingue à Picsou (basée sur Barks, comme toujours) et a écrit et illustré les meilleurs scénarii jamais vu dans des comics Disney. Inutile de dire que ma préférence va au second. Mais comme Glénat a décidé de ressortir l'intégrale Barks, me reste plus qu'à me jeter dessus en croisant très fort les doigts pour que Don Rosa connaisse le même sort éditorial.

Que vaut ce premier volume ? Il commence à une période charnière de la carrière de l'auteur: Picsou vient d'être créé. Et Picsou, c'est juste le meilleur personnage pour la jeunesse jamais inventé. Si si, j'ai plein d'arguments pour me justifier, mais je les garde pour la critique de la Jeunesse de Picsou, le chef-d'oeuvre biographique de Don Rosa. Commencer la publication des histoires barkiennes au moment où le vieil oncle pingre entre en scène est donc une excellente idée... sauf que ledit oncle est loin d'être finalisé: Barks hésite encore à lui donner un physique et un caractère définitifs. Le Picsou de ces pages est un figurant acariâtre, pleurnichard voire parfois carrément antipathique. Mis à part le plaisir d'assister à la construction de ce personnage phare, il n'y a pas d'intérêt vital à suivre ses aventures. En outre, comme les éléments de son univers sont pour ainsi dire encore inexistants, on a droit à des aberrations comme ce "sablier magique" qui serait la source de la fortune de Picsou au lieu de son sou-fétiche (qui n'a rien de magique mais qui fut pour lui une source d'inspiration). Pas encore de Géo Trouvetou, de Gripsou, de Miss Tick ou de Rapetou non plus pour varier les histoires.

On ne peut compter que sur Donald et ses neveux. Bien qu'intéressants et artistiquement autonomnes (le caractère de Donald marie si bien les extrèmes tout en restant profondément humain) nos quatre héros ne bénéficient pas de la meilleure inspiration de Barks pour cette année 1950-1951. Certaines histoires sont carrément poussives:

- Hibernation prolongée: Donald pense avoir dormi 40 ans parce que ses neveux se sont collés de fausses barbes. Pas crédible un instant.

- Apparence trompeuse: une histoire d'espionnage assez soporifique

- Charivari en délire: Donald est confronté à un personnage ridicule auquel on a juste envie de filer des claques.

Heureusement, d'autres histoires relèvent carrément le niveau et nous préparent à ce que Barks sait faire de mieux:

- Sur les traces de la licorne: une chasse mouvementée avec l'éternel affrontement Donald-Gontran.

- Périple perse: un conte dépaysant qui exprime un peu de l'amour de Barks pour les cités perdues.

- Le temps des vacances: superbe histoire qui commence comme une excellente comédie et qui se finit en véritable aventure.

- Vacances à la ferme: histoire touchante mettant en scène Riri, Fifi et Loulou.

Pas encore assez variées ni rythmées pour nous emporter totalement, les péripéties de nos héros sont toutefois assez amusantes et Donald est un assez bon personnage pour que l'on passe un bon moment en sa compagnie. Sans compter que plusieurs articles émaillent ce volume et nous fournissent des informations qui viennent approfondir nos connaissances sur Barks, même si parfois leurs auteurs en font un peu trop dans l'application de pommade...

Le meilleur reste à venir !
Amrit
6
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