Dès l’annonce par Doki-Doki -L’elfe qui aimait trop les frites- j’ai été intrigué… Et bien j’ai pas été décu ! Amateur de grand n’importe quoi assumé suivez-moi…
Si vous êtes hermétique à un peu d’humour « gras » et au fan-service c’est sans doute même pas la peine d’aller plus loin. Car 50 nuances de gras en regorge. Certains détestent ce genre de titre (hein Xander ^^) mais perso moi j’adore ces trucs décalés, plein de grand n’importe quoi et de mauvais gout assumé au service de la rigolade. Ce genre de titre est d’ailleurs généralement la marque d’Akata qui a initié le genre ici avec des titres comme Ladyboy VS Yakuza , Fullmetal Knight Chevalion ou mon petit chouchou, Bloody Delinquent Girl Chainsaw.
Et évidemment comme toujours avec ce genre de titre, tout est a prendre au trouzième degré !
J’ai attaqué la lecture dans le train en rentrant du taf… Je rigolais tellement que la moitié du wagon me regardait de travers ^^
Et pourtant y’a pas que de la rigolade dans 50 nuances de gras et l’encadré en fin de chapitre 1 fera comprendre au plus subtil que ce n’est pas que ça…
"le monde ne fait pas assez d’exercices, déborde de stress et de calories…"
Et oui, malgré un postulat WTF -un elfe en surpoids accro aux frites qui ne peux retourner dans son monde que si elle fait le même poids qu’au départ- l’auteur essaye de faire passer un message et distille même au fil des pages de petits exercices simple a effectuer chez soi.
Le tout aux travers d’un récit totalement barré mêlant Fantasy et humour, WTF et grand n’importe quoi assumé (et pas mal de fan-service). Le premier tome est un festival de personnages fantasy ; elfe blanc, elfe noir, ogre, loup-garou etc. Et tous sont accros à la nourriture terrestre (bien meilleure que la leur) ou/et ont des soucis à régler. Ce qui permet notamment à l’auteur de distiller ces petits trucs pour garder la forme sans devenir moralisateur ou donneur de leçons. Et même s’il est principalement question de surpoids, jamais ça m’a paru moqueur ou blessant, sans doute grâce à l’humour omniprésent et aux caractères plus que barré des différentes créatures.
Niveau dessin , on est dans du très bon, avec un trait maitrisé, clair et aéré. Le découpage est classique mais la narration est très rythmée et régulièrement ponctué de passage comique. Le récit est construit sur le format 1 chapitre = 1 situation, ce qui donne de petits récits courts et rythmés qui s’enchainent sans devenir indigestes.
Au final malgré un emballage loufoque et parfois un peu graveleux sur les bords, 50 nuances de gras propose un bon récit avec un message derrière et même 2 – 3 trucs pour garder la forme.
Et tout ce que dit cette elfe accro aux frites n’est pas totalement faux ^^
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