Bien mais aurait pu être mieux
Eternal est une petite série en quatre tomes. Un nouveau duo vient rejoindre la licence. Alex Maleev s'occupe des dessins et Ian Edginton nous livre le scénario. Le premier propose des planches intéressantes, particulièrement celles de grands formats, malgré un manque de détails dans les arrières-plans. Enfin manque, c'est surtout délaissé pour un rendu jouant plus sur les formes que sur la précision. C'est ce que je reprocherais sur l'ensemble des décors du comics. Mais c'est compensé par des protagonistes principaux dont les apparitions font presque poseurs, et ce associé à des plans les mettant en valeur, pour un résultat assez coolos.
Quand au scénariste, il surprend en nous livrant la première histoire de la licence ayant un tant soi peu d'ambition, ce qui n'était pas arrivé depuis The Deadliest of The Species. Champagne, ou presque. Il explore des idées intéressantes, et le lien entre le gusse de l'intro dans le passé et l'un des persos de l'histoire se déroulant de nos jours saute vite aux yeux. Mais le tout reste peu exploité, ou du moins qu'en surface, pour finir par révéler quelques incohérences. Et c'est dommage, le final un peu bof ne rendant pas hommage au taf en amont.
D’ailleurs, si vous espérez juste une énième baston entre les xénos et chasseurs, elle a lieu au dernier tome, et c'est tout. Le reste de l'intrigue se focalise en partie sur l'héroïne auquel on ne s'attache qu'assez peu vu qu'elle ne fera rien hormis à la dernière seconde. Plus un pantin qu'autre chose, on a bien du mal à avoir de l'empathie et à s'identifier à elle. Car c’est le personnage justifiant le titre (Eternal) qui pique la vedette. Et c'est pas immérité.