8
le 13 févr. 2021
SuivreL'oiseau qui pense
Chouette album. Le récit est touchant et efficace. Un personnage principal bien écrit, des situations amusantes bien développées, des personnages secondaires qui fonctionnent bien, des péripéties un...
Quoi de plus naturel que de sortir sa plume pour parler d'un canard?
Ce one-shot de Ptiluc est l'une de ses vieilles créations, et pourtant c'est à mon sens son conte philosophique le plus abouti, à l'instar des meilleurs tomes de la série Pacush blues.
On y trouve avec intérêt le dessin plus ancien de l'auteur, plus "académique" peut-être, les traits sont nets et précis mais encore maladroits, dans la lignée des descendants de la génération Gotlib, assez loin donc de l'aspect un peu sale, suave et fondu qui définit l'identité des Pacush ou l'évolution plus informatique des Rat's.
Amours volatiles commence comme une relecture du vilain petit canard, avant de prendre plusieurs directions inattendues; en effet l'histoire se dandine entre phrasés chiadés poussant la réflexion assez loin, en passant par une page violente et décalée évoquant les plus obscurs comics underground, ensemble lié par la romance semi-volage entre l'animal et une jeune fille, le tout débouchant sur un final surprenant et complètement déjanté qui vous en bouche un coin (coin).
L'on ne sait pas, en refermant l'album, si ce qu'on vient de lire est plutôt poétique, cynique ou fou, avant de réaliser que c'est un cocktail des trois.
Le fil conducteur dans ce voyage délirant, c'est un thème récurrent très cher à Ptiluc et qui transparaît dans la majorité de ses BD: un personnage qui pense et cherche un sens à son existence, perdu au milieu des autres caractères, primaires et stupides, se contentant de leur condition prédéfinie.
Je devine dans cette allitération artistique une expression plus où moins consciente du ressenti personnel de l'auteur. À travers son vilain petit canard -et plus souvent ses rats- je crois que Ptiluc nous raconte sa propre difficulté à vivre parmi l'humanité en se sentant bien différent de la masse qui la constitue; contraint parfois à devoir rester dans son coin (coin).
Tout l'art narratif et la folie créatrice de Ptiluc se condensent dans ces pages, surtout agréables pour le récit qu'elles contiennent, mais aussi très soignées graphiquement.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Ces œuvres qui prouvent qu'on peut tout faire en bande dessinée...
Créée
le 28 juin 2015
Critique lue 278 fois
8
le 13 févr. 2021
SuivreChouette album. Le récit est touchant et efficace. Un personnage principal bien écrit, des situations amusantes bien développées, des personnages secondaires qui fonctionnent bien, des péripéties un...
10
le 18 févr. 2025
SuivreBref.Quand maman est morte, tout le reste m’a semblé dérisoire. Mes projets pros. Les choses pour lesquelles je râlais. Celles sur lesquelles je m’extasiais. Mes envies. Les films. Les séries.Le...
4
le 15 nov. 2014
SuivreChers lecteurs, chères lectrices, Avant d'entamer cette liste aussi disgracieuse que désobligeante, je tiens à préciser que je n'ai rien contre Nolan, au contraire. Avant de m'envoyer des menaces de...
8
le 7 févr. 2015
SuivreEdit: Notez la subtilité du titre, que tout le monde n'a pas remarqué, apparemment. Chère lectrice, cher lecteur, si tu n'as pas vu Seven, je te déconseille de lire ce qui va suivre. Ce film mérite...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème