C'était pourtant bien parti...
J'ai aimé l'introduction et le développement des personnages, ils sont intrigants, même si la dynamique Fisher/Alice est plutôt quelconque. En faite, le fait qu'ils soient amis est déjà une bonne idée compte tenu de leur personnalité et leur amitié est plus prenante que dans un Yu-Gi-Oh par exemple. En quelques pages on sait ce qui les animent ce qu'ils aiment chez les autres.
Le ton sérieux est lui aussi très plaisant, porté par les paroles de Gattaca et le tempérament de Fischer et Emily.
L'action est vraiment bien gérée, parce qu'elle s'adaptent aux personnages : nerveuses pour Fisher, pesante pour Gattaca et angoissante pour Emily.
Qu'est-ce qui cloche ? De bons personnages, un ton sérieux et des dinosaures (et ptérosaures)...
Ce tome 1 choisit de partir vers de la sf absurde, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi, le problème c'est que ce qui a été mis en place s'en voit désamorcé, les dinosaures passent de créatures ayant l'air d'avoir des émotions complexes à monstres de Kaiju (pas mauvais en soi une fois de plus), la narration qui nous montraient que la technologie mènent les médias plus anciens à leur perte se centre désormais sur une romance, et la seule conséquence négative du tome n'en n'ai plus une... adieu les enjeux.
Concernant le comportement et l'anatomie des dinosaures...l'incohérence est "justifiée" mais des recherches plus fines auraient créer plus de fascination pour ces grosses bébêtes. Les comportements d'attaque des sauropodes n'ont aucun sens. J'ai conscience que l’intérêt du manga n'est pas là. Seulement, si des designs différents n'apportent aucune différence concrète dans leur comportement, on passe clairement à côté d'une occasion de briller.
Je ne pense pas lire les tomes suivants.