Après le pouvoir de l'amitié, le pouvoir de la poésie !

Avis sur L'Impossible Vérité - Les Naufragés d'Ythaq,...

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Nous y voila enfin, la conclusion, le dénouement tant attendu. Après nous avoir fait traverser multiples régions fantastiques, plonger dans une flore et une faune aussi riches que passionnantes, fait accompagné des personnages attachant, les auteurs décident de conclure le premier arc de leurs saga.
Dire que la déception est grande est déjà en soi une belle hyperbole. Cette saga aura pourtant été un plaisir coupable (à ses débuts du moins), mêlant habilement l'Heroic Fantasy et la science fiction avec son quota de retournement de situation et de péripétie, ainsi qu'une bonne touche d'humour bienvenue et des références bien senties.
Le majeur problème de cette saga réside finalement dans sa longévité, en effet elle n'aurait clairement pas du durer 9 tomes. Je pense honnêtement que 6 ou 7 tomes aurait amplement suffit.
Bon ne soyons pas mauvaise langue, il y a tout de même un point positif : le coup de crayon d'Adrien Floch, ce dernier aura vraiment livré une bonne prestation du début à la fin, facilitant grandement l'intérêt de la lecture.
Coté scénario, c'est bien là que ça se corse. Après avoir fait monter les enjeux durant trois tomes durant, introduit au préalable de nouveaux joueurs et de nouveaux intervenant en la personne des militaires, le scénariste loupe complètement le coche en proposant une conclusion d'une facilité assourdissante. Non seulement la conclusion est expédiée et anticlimatique au possible, non seulement l'auteur a l'audace de sortir de son derrière un happy end aussi mièvre que malvenu mais en plus il ose nous sortir un Deus ex Machina d'une ineptie olympienne.

En effet, nous apprenions dans le tome précédent que l'origine de tous les problèmes de nos héros résidait dans le fait que la planète renfermait en fait, une créature toute puissante au statut quasiment lovecraftien. Et c'est bien la montée en puissance de cette créature qui était au coeur des précédent volume. Et à votre avis, comment l'auteur décide t'il de mettre un terme à cette nouvelle menace quasi divine ? Par le pouvoir de la poésie pardi. Eh oui, vous ne rêvez pas, d'ailleurs au départ je n'y croyais pas non plus et j'ai du relire la page pour m'assurer d'avoir bien saisit.
Non honnêtement ce genre de dénouement balancé à l'arrache, c'est digne d'un tome de Naruto bordel. Si c'est pas se foutre ouvertement des lecteurs, j'ignore ce que c'est.

En conclusion, je pense que Callista aura parfaitement résumé cette conclusion de par son intervention :

"Foutaises pour gamine romantique"

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