Cette aventure trouve sa conclusion avec ce tome VIII.
Commencée voilà bien longtemps, elle n'aura à mon goût jamais vraiment décollé. Possédant un dessin agréable, fait d'ombres subtiles, de traits maîtrisés et de couleurs judicieusement utilisées, elle voit quelques défauts apparaître ça et là, dans certaines physionomies et plus précisément au niveau des visages. En revanche, l'architecture ainsi que les paysages se révèlent superbes et ne font que confirmer le talent de Xavier au crayon.
Ce qui m'a semblé pêcher le plus, c'est une histoire un peu torturée. Elle se déroule au cœur du conflit qui brûle entre le croissant et la croix et la période me plaît. En revanche, beaucoup de personnages, de complots, de mystique finissent par embrouiller quelque peu la lisibilité de l'ensemble.
Au final, il ne manque pas grand chose pour que ce soit une grande fresque située dans un contexte historique fort. Mais ce petit je ne sais quoi qui fait les grandes histoire ne s'y trouve pas, sans doute encore enseveli parmi les sables brûlants du désert aride.