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Personnel et intime
La BD moderne a tendance à profondément se regarder le nombril, à raconter sa vie, son enfance, ses origines, ses petits soucis. Parfois pour le meilleur (Larcenet ou Delisle) mais aussi parfois...
le 18 mars 2016
La BD moderne a tendance à profondément se regarder le nombril, à raconter sa vie, son enfance, ses origines, ses petits soucis. Parfois pour le meilleur (Larcenet ou Delisle) mais aussi parfois jusqu'à l’écœurement proche de celui qui encombre le roman français qui vomit à chaque rentrée littéraire des tonnes de petits soucis d'urbains trentenaires carriéristes frustrées ou de post-féministes cherchant l'amour.
Ici, c'est extrêmement nombriliste, oui, mais Henrik Rehr a été porté en plein coeur de l'histoire, vivant a quelques mètres des Twin Towers le 11 septembre 2001. Son récit personnel, ses angoisses à la recherche de son enfant, les focus futiles sur le café, tout nous rapproche de "l'acte de naissance du 21ème siècle". Le récit se porte ainsi sur "que pense t'on lorsque notre vie bascule et que l'on est pris en plein coeur d'un attentat alors que tout allait bien quelques secondes plus tôt".
Le récit personnel devient alors intime. Et d'intime, il devient alors général, en pouvant toucher tout le monde et se transposer dans toutes les situations extrêmes, attentat ou non, possibles.
Un ouvrage rapide, fluide, qui mériterait plus que les quelques notes qui lui sont ici accordées.
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le 18 mars 2016
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