Je ne connaissais pas du tout l'auteur et j'ai acheté cette série d'occasion, complètement au hasard.
Côté dessin, on peut dire que Claeys est très doué. C'est en effet très réaliste...et même un peu trop, car les cases ressemblent vraiment à des photographies. Elles sont adynamiques, figées, ce qui renforce l'impression de lire un roman-photo plutôt qu'une bande dessinée.
C'est un polar en noir et blanc. Parfois, les contrastes sont très appuyés, trop à mon goût, si bien que la lisibilité peut faire défaut.
Il y a très peu de dialogues, et beaucoup de narration. Si cette dernière est de qualité, les premiers sont assez moyens, parfois très peu naturels. C'est quand même dommage que le peu de fois où un personnage parle, on ne soit que peu contenté...
J'en viens au point le plus critique, à savoir, le scénario. Après avoir fini ma lecture, j'ai essayé de me faire un résumé...sans succès. Il a fallu que je refeuillete plusieurs fois l'ouvrage pour que je comprenne bien ce que je venais de lire !
L'histoire est en effet compliquée, en partie à cause du grand nombre de personnages qui entre en scène. Je ne suis pas totalement fermé aux histoires alambiquées qui nécessitent une relecture, mais là, c'est vraiment poussé à outrance.
Pourtant, le déroulement de cette histoire est très lent, il n'y a même aucun rythme. Les différentes scènes se succèdent sans enchaînement logique, ni même aucune transition.
Enfin, pour parfaire le tout, ce scénario est parfois peu crédible, comme notamment lorsque notre détective privé est manqué par un malfrat qui lui vide son chargeur presque à bout portant !
Au final, cette lecture ne m'a absolument pas diverti. J'ai eu du mal à saisir ce que je lisais et le graphisme trop sombre et trop figé m'a ennuyé.