La critique du Detective : Hellblazer Original Sin

Avis sur Péchés originels - Hellblazer, tome 1

Avatar Detective_Pulp
Critique publiée par le

Hellblazer ; Original Sins

-Collection: Vertigo

-Scénariste : Jamie Delano

-Dessinateur : John Ridgway

-Date de sortie : En 1993

-Prix ≈ 25€

Version française :

La première apparition de John Constantine était dans le numéro 25 de La Créature des Marais, publié en juin 1984. Il a été créé par Alan Moore, Steve Bissette et John Totleben qui sont à cette époque la crème des artistes de bande dessinée britanniques.

John Constantine sera à la tête de Hellblazer entre 1988 et 2013, ensuite de la série DC Comics, Constantine de 2013 jusqu’à aujourd’hui. Il est en même temps le chef de la Ligue des Ténèbres, une équipe constituée d’êtres surnaturels. Il y a aussi un film adapté du comic book avec dans le rôle du personnage principal, Keanu Reeves et cette année une série télé qui à mon avis respecte davantage le personnage de John Constantine.

John Constantine est un magicien et détective de l’occulte, maîtrisant la magie noire et a un passé dans la classe ouvrière britannique, ce qui est accentué par l’utilisation constante du registre familier. Reconnu pour son cynisme légendaire, le personnage est manifestement hanté par des fantômes du passé. Une psychose qu’il entretient en faisant des choix difficiles, comme volontairement sacrifier des gens pour mener à bien ses missions. Une caractéristique qui fait de lui un des anti-héros les plus badass et immoraux.

Original Sins (Pêchés Originels) a été publié en 1993. Le premier livre des aventures paranormales de John Constantine est composé de 9 épisodes (et deux épisodes crossover avec la Créature des Marais). Chaque histoire traite de différents thèmes tel que la tristement célèbre politique économique de Margaret Thatcher et aussi des sujets d’actualités comme la pédophilie, les vétérans abandonnés… Toutes ces critiques font d’Hellblazer bien plus qu’un simple divertissement, mais aussi le témoignage d’une société rongée par ses propres déviances, souvent représentées sous la forme de démons.

Le travail réalisé par les artistes est vraiment bon, Jamie Delano élabore des histoires intelligentes et détaillées, vous serez curieux, surpris ou dégouté, mais toujours pour une bonne raison. Peut-être que les scénarios sont un peu répétitifs, cependant le scénariste se débrouille pour nous faire oublier ce défaut en changeant toujours de décor.

Retranscrit par le dessinateur John Ridgeway, ce désir de changer d’environnement, à mon avis sert à palier le manque de hauteur qu’on les autres super-héros, ce qui ici n’est pas vraiment un problème. Même si les dessin et les couleurs paraissent vieux maintenant, ils n’enlèvent rien au charme du livre, ils sont parfaitement adaptés à l’atmosphère sombre et sale.

En bref, Hellblazer est un très bon comic book pour tous ceux qui aiment la culture britannique ou ceux qui veulent juste se divertir en en apprenant plus sur les origines de John Constantine.

English Version :

John Constantine’s first appearance was in a cameo with The Saga of the Swamp Thing No. 25, published in June 1984. He was created by Alan Moore, Steve Bissette, and John Totleben, the elite of British comic book artists at that time.

John constantine is the lead of Hellblazer from 1988 to 2013, then the DC Comics series Constantine, from 2013 to now. At the same time, he is also the boss of the Justice League Dark, a team of supernatural beings .

There is also a movie adapted from the comic book with Keanu Reeves as main character and this year a TV show which is in my opinion far closer to the character of John Constantine.

John Constantine is a magician and occultist detective, mastering the dark arts and has a British working-class background which is emphasised by the constant use of a familiar register. Well-known for his legendary cynicism, the character is clearly haunted by some ghosts of the past. A psychosis he maintains by making hard choices, like willingly sacrificing people to complete his goals.A feature that makes him the most badass and immoral anti-hero.

Published in 1993, the first book of John Constantine’s paranormal adventures, Original Sins, is composed of 9 episodes (and two crossover episodes with the Swamp Thing). Each story deals with different subjects such as the infamous economic policy of Margaret Thatcher and current controversies like pedophilia or abandoned veterans… All these critics make Hellblazer more than just entertainment, but also the testimony of a society eaten up by its own deviance, often represented in the form of repelling demons.

The artists’ work is really good, Jamie Delano elaborates intelligent and detailed stories, making you curious, surprised or disgusted, but all the time for a good reason. Maybe, scenarios are a bit repetitive, however the script writer manages to make us forget about this defect by always changing the decor.

Transcribed by the designer John Ridgeway, this desire to change scenes, in my opinion, serves also to compensate for the lack of height that others super heroes have which is not this time a problem. Even if the drawing and colours seem old now, they do not detract from the charm of the book, they are perfectly suited to the dark and dirty atmosphere.

In short, Hellblazer is a really good comic book for all those love British culture or just wants to spend a good time learning the origins of John Constantine.

Note :
9/10

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 400 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Detective_Pulp Péchés originels - Hellblazer, tome 1