Le second numéro de SOB Comics reprend là où le premier nous laissait, à la suite des aventures de Wander, et s'enrichit encore une fois d'une adaptation simple, tendre, d'une jolie chanson d'amour. Une nouvelle fois,
un bel objet graphique de tendresse absurde et humaine.
La suite des aventures de Wander l'emmène sur une planète perdue et aride, à travers laquelle il traîne une lourde borne d'arcade jusqu'à l'épaisse forêt où une jeune ninja l'aide à passer la nuit avant de reprendre la route avec lui. On retrouve
la clarté et la rondeur du trait,
l'absurde qui tient la narration et la tendresse particulière d'aventures un peu ineptes mais terriblement humaines.
Une nouvelle adaptation de Mike Peck, A Little Bit in Love, même principe d'une case d'illustration alternée avec une case de texte vo sous-titrée, joue sur la même fausse naïveté et chante
la douceur de vivre de l'autre côté du miroir de la réalité,
là où l'imaginaire et l'émotion prennent le large.
Second volume sans plus de prétention que le premier mais tout aussi réussi. Tendresse, humour, absurde et émotions, Boris Mirroir livre petit à petit la grâce de ses planches où
la naïveté vient toucher nos cœurs avec un tact subtil, plaisant.
L'opus est court, pas vraiment intense, mais l'attraction est forte dans l'univers retourné du jeune auteur breton.