Un futur dystopique qui se rapproche à grande vitesse

Avis sur Transmetropolitan (1997 - 2002)

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Le thème central de Transmetropolitan s'articule autour de l'information et de la presse, pourquoi elle est source de puissance, pourquoi elle est importante, comment elle peut être utilisée, ignorée, muselée, libérée.
De nos jours, avec l'émergence des "fake news", les manipulations tantôt insidieuses, tantôt éhontées de l'opinion publique, un président américain qui brise tous les tabous et qui exalte chez ses supporters ce qu'il y a de plus hideux chez eux, Transmetropolitan commence à avoir des allures prophétiques. Ce qui le rend d'autant plus indispensable, peut-être plus encore que 1984 ou A Brave New World qui sont sans cesse cités.

Mais Transmetropolitan est aussi, et peut être avant tout, un concentré de liberté schizophrénique, à l'image de Warren Ellis.
Liberté schizophrénique au niveau de l'univers, complètement trash, à la fois si lointain et si proche, qui dégoûte et attache en même temps, le tout avec une imagination foisonnante, débridée.
Liberté schizophrénique au niveau du personnage principal, Spider Jerusalem, à la fois misanthrope et épris de justice, complètement fêlé mais aussi probablement la seule personne saine d'esprit dans la Ville.
Liberté schizophrénique au niveau de l'écriture, trash elle aussi, qui fait beaucoup rire, qui effraie également, qui touche, parfois, et qui au niveau du scénario alterne entre des histoires courtes et une trame générale passionnante et implacable. Il n'y a plus aucun tabou, plus rien n'est sacré, mais en même temps, n'importe quoi peut le devenir.
Et enfin, au niveau du message : les humains ne sont qu'un infâme ramassis de sous-merdes. Il faut les aimer, les défendre, mais aussi leur botter le cul.

Bref, Transmetropolitan est un chef d'oeuvre, une dystopie d'actualité, ma BD préférée d'outre atlantique.

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