Image de la violence invisible qui irrigue la société souterraine japonaise, Adam et Eve raconte comment sept yakusas se retrouvent pris au piège d’un danger plus grand. Un huis-clos macabre d’une extrême violence visuelle et d’une impressionnante mise en scène, entièrement tournée autour de la notion de mouvement dans l’espace.
Les dessins sont particulièrement réussis, puisqu’ils parviennent à rendre visible ce qui ne l’est pas, tout en créant une atmosphère de crainte intense et réaliste.
Une oeuvre rythmée qui dérange, dans la violence qu’elle véhicule autant que dans l’image qu’elle renvoie parfois de la femme, souvent limitée ici à un rôle de provocatrice du désir.
Un premier tome qui installe progressivement l’histoire, entre provocation et violence. A réserver à un public averti.
https://leblogdeyuko.wordpress.com/2018/01/08/adam-et-eve-tome-1-de-hideo-yamamoto/