Tatsuki Fujimoto, c’est un peu comme un chef étoilé qui décide un jour de balancer un McDo dans ton assiette… et pourtant, c’est délicieux. Adieu Eri, c’est ce plat étrange qui mélange du drame familial, du mindfuck et une réflexion sur l’image et la mémoire, le tout saupoudré d’un montage façon film d’auteur en mode found footage.
L’histoire ? Un gamin filme tout, absolument tout, jusqu’à la mort de sa mère. Et puis, il rencontre Eri, une fille aussi mystérieuse qu’un cliffhanger de Chainsaw Man. Entre eux se tisse une relation qui flirte avec l’irréel et la mise en abîme permanente. Parce que oui, ici, tout est question de perception : réalité ou fiction ? Vérité ou montage ? Histoire sincère ou manipulation narrative ?
Fujimoto continue de jouer avec nos nerfs et notre cerveau en transformant une histoire simple en une expérience quasi expérimentale. Le découpage cinématographique est ultra malin, les émotions brutes et l’ambiance oscille entre poésie mélancolique et explosion de désespoir.
Bref, Adieu Eri est une BD qui ne se contente pas de raconter une histoire, mais qui la déconstruit sous tes yeux avant de te balancer un twist final dont lui seul a le secret. Une masterclass de storytelling déguisée en trip existentiel.