Quelle étrange projet que cet "Aliens : What if...?".
Flashback, 1986 : dans le film "Aliens" de James Cameron, Carter Burke est un méchant parfaitement ignoble, un infâme sous-fifre traître et lâche, cadre de la Weyland-Yutani, qui connait une fin méritée en croisant la route d'un xénomorphe.
Flash-forward, 2025 : 40 ans plus tard, son interprète au cinéma, l'acteur Paul Reiser, a l'idée de raconter un récit alternatif dans lequel son personnage aurait survécu et continué sa petite existence.
Si de prime abord l'idée semble alléchante, on déchante vite quand on comprends que les auteurs ont décidé de transformer cette parfaite raclure en anti-héro, en père de famille repenti et employé de bureau débonnaire.
Il s'agit donc là d'une misérable entreprise de réhabilitation qui vient saborder un parfait vilain que l'on adore détester dans le film Cameron, doublée d'une trahison de l'idée centrale à la saga Alien, à savoir que l'homme est beaucoup plus monstrueux que les xénomorphes car prêt à sacrifier ses semblables sur l'autel du capitalisme sans aucun remord.
De plus le récit est très bavard (on passe beaucoup de temps avec les collègues de bureau de Burke, et l'ambiance à la "The Office" détonne beaucoup avec le genre science-fiction d'horreur de la franchise) et plutôt avare en action, ce qui n'aide pas à faire passer la pilule.
Bref, un album dispensable.