1°/ Défi : écrire une histoire d'amour.
2°/ Objet imposé : l'intrigue doit être centrée sur une robe.
3°/ Contrainte de temps : l'histoire doit tenir dans les quelques instants qui séparent l'échange des « oui » dans un mariage.
4°/ Support imposé : cette histoire doit prendre la forme d'une BD.
« Amour à mort » ressemble à un exercice de style, comme si les auteurs s'étaient imposé ces quatre contraintes avant d'écrire l'intrigue d'un seul trait. Le titre de la BD évoque déjà un jeu codifié. Et en effet, on découvre ici l'histoire d'une robe, et à travers elle le destin d'une duchesse et d'un prince. L'intrigue s'écoule en quelques instants, mais s'entrecoupe de nombreux flashbacks pour présenter tous les secrets de la robe. Fondamentalement l'histoire est assez plate, mais c'est une prouesse intellectuelle d'avoir produit une telle aventure à partir d'autant de contraintes.
Le dessin est quant à lui une bonne surprise. C'est presque une esquisse, un trait rapide et qui donne une impression d'inachevé ; cela renforce encore le sentiment de lire une BD composée d'un seul trait, en une nuit. Le portrait géant de la duchesse en culotte n'était pas forcément nécessaire. En revanche les flashbacks sont très bien rendus, souvent remplis d'ombres et de contrastes, pour en renforcer la violence. La perspective est très travaillée, avec des angles de vue intéressants, et toute la BD prend un côté très cinéma.
Je n'ai aucune idée de ce que les auteurs ont voulu faire avec cette BD one-shot très en-dehors des clous ; mais cela fait plaisir de voir un peu d'audace.
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