Artistiquement, le trait de Obata force le respect; le dessinateur n'a pas perdu de sa finesse et de sa grandeur depuis Death Note, et conserve un trait à la fois réaliste et amusant en fonction des situations.
Maintenant, scénaristiquement, Ohba a du mal à s'adapter au rythme d'un shônen mainstream. Le chemin emprunté par les apprentis mangakas, les anecdotes, les conseils donnés sont toujours bons à prendre, et les curieux y trouveront autant de satisfaction que les amateurs de mangas. Mais le scénario finit par tourner en rond, et on apprend de moins en moins de renseignements au profit d'une intrigue qui peine à se renouveller. Le manga n'est pas encore fini, mais espérons qu'il saura trouver une fin à la hauteur de ses débuts.