Pour ce second tome, Snyder et Tynion IV ont largement délégué l'écriture à des scénaristes lambdas. Non pas que ça change grand chose par rapport a premier tome, qui n'était déjà pas bien extraordinaire de ce côté là.
Carmine Falcone, le grand méchant du premier tome, se contente ici de faire de la figuration plus qu'autre chose, l'accent était plutôt mis sur les autres héros qui entourent Batman et sur leurs aventures (très) secondaires. Batwing et le nouveau Spectre (comment on peut réussir à rendre aussi inintéressant un personnage aussi iconique!?) dans les sous-sols de Arkham; Batwoman, Batgirl et Red Hood au Brésil sur la trace de celui qui a piègé Gordon (et donc personne n'a pensé à l'éventualité d'un contrôle mental?); Red Robin et Harper au Japon dans une escapade oubliée en cours de route; Batman, Bard et Killer Croc dans les égouts... Autant d'intrigues secondaires totalement osef, qui ne servent qu'à faire du remplissage.
Quand on revient à l'intrigue principale, le sort de Falcone est réglé en quelques pages pour révéler un nouvel instigateur de tout ce bordel (accompagné d'autres vilains de seconde zone). Ses motivations restent toujours très nébuleuses à la fin du tome (il est jaloux, c'est ça vitre explication?) révélations qui n'ont toujours aucun impact puisque l'écriture est en roue libre totale et que ça part dans tous les sens. Il n'y a aucun plan à long terme, on est dans l'improvisation totale et il faut tenir le rythme hebdomadaire, ce qui donne ce gloubi-boulga indigeste, toujours illustré par une ribambelle dessinateurs médiocres (on sauvera juste Jason Fabrook à la rigueur).
La structure même du récit n'arrange rien : les intrigues s'entremêlent sans cohérence, passant de l'une à l'autre en quelques pages tout au long du tome, confirmant l'aspect bassement mercantile du projet.