D'abord, à ne pas confondre avec Year One, un des tout, tout meilleurs albums du Caped crusader tous auteurs confondus.
On ne navigue pas sur les mêmes hauteurs ici, mais c'est du, très très bon.
De façon générale, c'est rutilant sur le plan esthétique, et quant à l'intrigue, elle se développe selon plusieurs arcs successifs, un par tome — donc trois en tout, je n'en connais que deux encore.
L'intrigue séminale repose sur l'hypothèse qu'Oswald Cobblepot, devenu maire de Gotham City, a fomenté le meurtre de Thomas et Martha Wayne, éliminant ainsi un adversaire majeur.
Originalité, immédiatement de cette version Earth-One — terme qui désigne un reboot prenant place sur une Terre autre que celle des récits habituels, le Penguin menace de son arme Batman, qu'il a démasqué comme Bruce Wayne ; et, SPOIL :
il finit abattu par Alfred, le majordome garde du corps de Bruce, mais c'est Batman qui takes the fall, et portera le chapeau pointunsous ses oreilles de chauves-souris.
Côté agonistes :
- Alfred Pennyworth et Lucius Fox, qui respectivement entraînement et équipent le vigilante dont Bruce Wayne va endosser le cape and cowl ;
- Jim Gordon, sa fille Barbara, would-be Batgirl, et son indéfectible adjoint, le hardboiled Harvey Dirty Bullock ;
- Harvey Dent, district attorney de Gotham — DAGC — et Jessica Dent, devenue maire de Gotham à la suite du Penguin, "sœur jumelle", produit d'une invention complète;
- avec Crispus Allen, inspecteur du GCPD, partenaire de Renee Montoya — un des meilleurs seconds rôles de la saga Batman —, ce sont deux des protagonistes les plus emblématiques de l'exceptionnel Gotham Central qui sont amenés à jouer un rôle dans l'intrigue du présent spin off ;
- enfin, le comics réserve un sort bien différent de son habituel emploi de super villain à Waylon Jones, aka Killer Croc, qui devient ici un allié prompt au sacrifice.
Face à eux, une flopée d'assez usual suspects s'opposent à Batman et son camp :
- Ray Salinger / Birthday Boy ;
- Edward Nigma aka the Riddler ;
- Jonathan Crane aka Scarecrow ;
- Sal Maroni, pour le côté pègre ;
- Selina Kyle/ Catwoman, dont on ne sait jamais si elle est l'une des alliées ou des adversaires du world's greatest detective ;
- Clayface dit "Gueule d'argile" en français ;
- et last but not least, le terrible Joker.
Comme il est question dans le troisième tome je crois du meurtre d'un ou plusieurs Boy Wonder, le le récit fait intervenir le Robin de Dick Grayson, et les Teen Titans, derrière Cyborg.
Wonder Woman, Green Lantern et The Flash ont droit à leur déclinaison Earth-One ; en revanche, celle d'Aquaman n'a pas été maintenue. Quant à Green Arrow, il se contentera de son Year: One.
Je ne vais épiloguer, j'attends de lire le quatrième tome pour terminer cette critique. Qu'il me suffise de dire qu'on se régale — un régal de comics.