Recueil particulièrement intéressant pour les plus curieux de la chauve-souris, The World ne parlera malheureusement que très peu aux néophytes, ou aux amateurs de longs récits haletants. Il est à considérer comme un petit guide culturel imprimé de façon à exprimer comment est perçu Batman dans 14 pays différents. Bien évidemment en commençant par le légendaire Lee Bermejo, dont le le style est une véritable jouissance à chaque case.
On ne peut définitivement pas juger Batman : The World sur la qualité de ses scénarii, tant les histoires sont courtes, et donc, un peu dénuées d’intérêt. Certaines s’en sortent sommes toutes mieux que d’autres (j’ai personnellement une légère préférence pour l’Allemagne, la République Tchèque, l’Espagne et la France), mais globalement, ce sont des historiettes un peu faiblardes.
Bien évidemment, la force de l’œuvre réside dans la diversité des différents styles de dessin, et c’est là, je pense, toute son essence. J’ai ressens bien évidemment un amour inconsidéré pour le style de Lee Bermejo, mais c’est beaucoup trop ”facile” de le placer en tête du podium. Thomas von Kummant reçoit ma palme d’or du style innovant, pour ce tome.
Batman : The World est un curieux outsider à posséder dans sa Bat-Bédéthèque, sans jamais, ô grand jamais, le mettre au même niveau des autres. Il ne joue tout simplement dans aucune autre catégorie que celle d’une vision internationale du Chevalier Noir.