Un manga atypique aux thèmes difficiles

 Il y a déjà un moment qu'on ne t'a pas parlé de manga... Vu qu'un tome me dure 15 à 20 minutes de lecture, autant te dire qu'il faut que j'accroche vraiment pour continuer. Et là, ami lecteur, je peux te dire que c'est un coup de cœur. La série -qui a débuté en 1989 et est encore en cours- compte 40 volumes à ce jour, et je me retiens d'acheter frénétiquement la suite, puisque je n'en suis actuellement qu'au tome 15. Tout est réuni dans ce manga pour me plaire : une ambiance sombre, un héros charismatique, de la violence et des monstres -promis je ne suis pas une psychopathe-. Alors si tes lectures se résument à *Naruto*, *One piece* ou encore *My hero academia* -qui sont très sympathiques, je ne juge pas tes goûts-, peut-être que tu ne seras pas prêt pour *Berserk* et son univers sanglant à ne pas mettre entre toutes les mains.
Comment te parler de *Berserk* sans trop te spoiler ? Dans les trois premiers tomes, on fait la connaissance de Guts, notre héros. Il est grand, il est fort, il sent bon le sable chaud. Non pas du tout, il sent sûrement le sang, la sueur et la mort. Bref, il combat des monstres à l'aide de sa gigantesque épée « tueuse de dragons », qu'il est bien le seul à savoir manier. Si au début, on est un peu perdu, les dix prochains tomes nous embarquent dans un flash-back débutant à la naissance de Guts. Né d'une mère pendue, il est recueilli par une troupe de mercenaires et apprend à tuer dès son plus jeune âge. Son enfance rythmée par les combats se passe plus ou moins tranquillement, jusqu'au jour où il va tuer par inadvertance son « père » adoptif -pour une raison horrible que je tairais ici-, il va alors devenir l'ennemi à abattre et être obligé de fuir, passant sa vie d'un champ de bataille à un autre. Mais un jour, blessé, il va faire la connaissance de la troupe du faucon et de son leader Griffith et être plus ou moins contraint de les rejoindre. Avec eux, Guts va apprendre la loyauté et la fraternité et devenir plus humain.
Griffith, quant à lui, est un jeune homme au charisme presque angélique. Il rêve d'avoir son propre royaume, mais n'étant pas de naissance noble, ce rêve lui est inaccessible. Il a en sa possession une béhérit, un artefact en forme d’œuf permettant d'entrer en contact avec les God Hands -des divinités maléfiques-. Chaque béhérit est destinée à une personne bien précise et exige un sacrifice en échange de la réalisation de son rêve. Celui de Griffith se fera dans le sang et la mort, et Guts consacrera alors sa vie à la vengeance.
L'univers est riche et très bien mené. J'ai adoré me plonger dans ce monde d'inspiration médiévale où la peur et la violence règnent. Les personnages sont bien caractérisés, les dessins sont magnifiques mais parfois durs, et pourtant *Berserk* n'est pas qu'un manga bourrin. Si la vengeance et la violence ont une grande place dans l'histoire, il y est aussi question de fraternité et d'amour -oui même au milieu de l'horreur on a une jolie histoire d'amour-. Au milieu de tous ces monstres, le personnage de Puck -petit elfe au physique rappelant une fée toute mignonne- est une vraie bouffée d'air frais. Il est drôle et tout choupinou, mais avec un sacré caractère. Il va accompagner Guts malgré ses protestations, et un lien va se tisser entre les deux.
Tu l'auras compris, j'ai un énorme coup de cœur pour ce manga assez atypique. Du fait des thèmes difficiles qu'il aborde -violence, monstres, viols-, je comprendrais parfaitement qu'il ne plaise pas au plus grand nombre, mais les amateurs de dark fantasy au cœur bien accroché devraient adorer. Moi je n'ai qu'une hâte : me procurer très vite la suite.
CulturoVoraces
9
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Créée

le 29 mars 2021

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