Berserk est un manga fleuve très singulier. Par son impact dans l'histoire de la pop culture, puis de par sa longévité (30 ans de saga à ce jour!).
Pour ma part, j'ai commencé l'histoire adolescent en 2003 - ou l'époque était monopolisée par Naruta et Full Metal Alchemist - pour finir le tome 41 et l'histoire en 2025. Et je suis bien décidé à m'arrêter au tome 41, suite à la mort de Miura, pour de bon. Je préfère ne pas continuer et rester avec sa vision.
A la première lecture, Berserk choque et enchante, jusqu'au tome 12 (L'Eclipse). Traits furieux, histoire profondes, décors majestueux, personnages attachants et symbolisme omniprésents accrochent le lecteur. Aucun répit n'est donné. Les planches sont incroyables, sans doute les plus belles dans le style de dark fantasy qu'il m'ait été donné de voir. Par son côté épique et dramatique, l'histoire a influencé toutes les oeuvres suivantes à l'échelle mondiale dans le même registre : cela est palpable encore aujourd'hui.
Et s'ensuivent à mon sens 30 autres volumes inégaux, souvent pénibles et laborieux. Les quelques points intéressants ne sont que survolés : vision de l'impérialisme, de la religion... J'avoue avoir soufflé du nez plusieurs fois. Très honnêtement, la moitié des tomes sont inutiles et n'apportent que des péripéties sans vraiment d'autre intérêt que la beauté des dessins.
Après cette longue aventure, M. Frodon, il m'est difficile de noter objectivement Berserk, tant cette oeuvre m'a accompagné tout au long de ma vie : mon coeur mettrai 9/10, mais avec un peu d'objectivité et trouvant que - au final - les deux tiers sont très moyen... Un beau 7/10 coup de coeur suffira :)
Une lecture incontournable malgré ses défauts, toujours aujourd'hui.
Merci M. MIURA.