D-/R-/S-
J’ai pas lu jusqu’à la fin, seulement jusqu’au tome 16 ou 17, donc je suis absolument pas légitime pour dire quoi que ce soit sur l’œuvre entière, raison pour laquelle j’avais jamais rien écrit jusqu’ici, mais quand j’entends dire que le cycle flash back/éclipse se suffit à lui même et est le meilleur truc jamais écrit je me dis que je peux dire au moins quelque chose à propos de cet arc là qui semble être adulé en lui-même, puisque je l’ai lu en entier.
Donc :
1/ Histoire longue et inintéressante avec zéro idées philo, rien à manger, que du gras, perte de temps. Enfin sauf la magnifique illustration de l’escalier de cadavres pour le truc de Griffith sur le prix du pouvoir (c’est d’ailleurs la seule chose qui lui a valu 3 points). Du coup tout ce temps perdu aurait pu être juste un joli tableau qui aurait dit exactement la même chose.
2/ Traitement du thème du viol problématique, quasiment toujours montré comme un fantasme. Peut être que je l’ai perçu comme ça parce que je suis une fille (et je précise que c’est pas parce que je suis sensible, au contraire je suis du genre insensible et j’ai clairement des goûts de mecs) et que j’ai eu un peu d’empathie pour ces pauvres filles (casca surtout qui passe de figure badass à un trou ambulant)? L’auteur les utilise comme des objets servant juste à se faire abîmer pour traumatiser ses personnages mecs, et faire trembler les langes pendantes qui lisent (d’ailleurs ce point fait que je ne pourrai sincèrement jamais me sentir en confiance avec quelqu’un qui me dit adorer Berserk je pense).
3/ Violence inutile et ne servant aucun propos (peut être justement parce que je suis assez insensible, les films d’horreur m’ennuient par exemple, mais du coup j’y ai vu aucun intérêt, c’était toujours la même chose). La violence gratuite peut en elle même être un thème très intéressant s’il est traité quelque part, mais ici c’était traité nulle part, c’est juste pour les frissons du lecteur (du coup si je frissonne pas, c’est très vide).
4/ Certaines œuvres mûrissent lentement dans notre esprit et laissent des souvenirs durables et obsédants. Celle ci je l’ai lu il y a plus de 4 ou 5 ans et à distance il me reste plus qu’une vague impression de cringe.