Avec ce troisième tome, Kentarō Miura enfonce définitivement Berserk dans une tragédie d’une ampleur rare. Le récit approfondit la relation entre Guts et Griffith, faisant émerger une tension sourde où l’admiration, la dépendance et la rivalité se confondent. Derrière l’épopée guerrière, Miura construit une réflexion implacable sur le destin, le sacrifice et le prix de l’ambition, donnant à ses personnages une densité presque shakespearienne.
La force du volume tient autant à son écriture qu’à son dessin, qui atteint ici un niveau de maîtrise saisissant. Les scènes de bataille impressionnent par leur lisibilité et leur violence, tandis que les moments plus intimes frappent par leur retenue et leur cruauté silencieuse. Si la noirceur extrême du propos peut rebuter, elle est pleinement assumée et participe à la cohérence de l’ensemble. Ce tome marque un point de bascule, où le mythe se met en place avec une puissance durable.
Résumé
Un volume magistral, sombre et tragique, qui scelle l’ampleur et la singularité de Berserk.
⚔️ Une ascension grandiose, déjà menacée par l’ombre de la chute.