Deux ans séparent ma lecture du tome 10 de celle du tome 11 de Blue Giant Supreme. Une pause indépendante de la qualité de ce manga : j’ai en effet longtemps cru que le cycle Supreme n’était composé que de dix tomes.
A ma très grande surprise, j’ai retrouvé Dai et les membres de son quartet sans éprouver le besoin de me retourner vers les précédents volumes de la série. Immédiatement, j’ai repris mes marques et me suis laissé emporter par l’histoire – somme toute assez simple, mais terriblement entraînante – et le style de Shinichi Ishizuka. La vigueur de son dessin, la précision de son trait et la vivacité de son séquençage produisent ce qui me semble toujours relever du miracle : illustrer un son. Et il me semble que cette magie opère davantage sur ce dernier tome que dans les précédents : c’est le poil dressé, la larme à l’œil et le sourire aux lèvres que j’ai dévoré les 200 et quelques pages que compte ce onzième volume.
Imparable et inoubliable !