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le 28 déc. 2015
SuivreLes entrailles à vif
Être en paix avec son propre corps paraît indispensable pour envisager l’avenir sereinement. Ses perturbations sont tellement imprévisibles qu’il peut se passer des années avant de mettre un mot sur...
Du caca et des blagues hilarantes sur le caca, mais pas que. Le pauvre Pozla découvre enfin son diagnostic, un poil sur le tard : une bonne vieille maladie de Crohn au dernier degré (le degré dégueu, complications, chirurgie, la totale). Alors, tout en tentant de se démener dans ce merdier (oups), il nous livre une BD magistrale dessinée et écrite sur le vif, et on est pris avec lui dans une vraie tourmente tragicomique quasi poétique. Le récit est hyper immersif, émouvant, qui pointe du doigt toujours avec humour les failles de la médecine traditionnelle, la survie de la maladie, la vie de famille, le confort des chiottes quand on a les intestins en mode Hiroshima, mais surtout l'angoisse. Une angoisse réelle, sourde, drôle, terrible.
C'est à mon sens un véritable chef-d’œuvre de la BD à lire absolument. Le thème et le vécu de l'auteur sont en parfaite cohérence avec le style urgent, incisif, brouillon de ses dessins. Et on découvre également une maladie plutôt méconnue à travers les yeux d'un malchanceux jamais découragé.
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Créée
le 18 déc. 2015
Critique lue 587 fois
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