Ce vingtième tome poursuit la seconde partie de Chainsaw Man en accentuant son mélange d’action brutale et d’introspection désorientante. Le volume est marqué par une confrontation violente et spectaculaire, qui rappelle par moments l’énergie graphique et la radicalité qui ont fait la singularité de la série. Fujimoto exploite une mise en scène chaotique, privilégiant l’impact immédiat et la fragmentation du récit.
Mais cette intensité se heurte à une narration de plus en plus instable. L’intrigue avance par à-coups, les enjeux restent flous et le développement psychologique, notamment autour d’Asa et Yoru, peine à trouver un véritable point d’ancrage émotionnel. Le tome intrigue par ses choix formels mais laisse une impression d’inabouti, comme un épisode suspendu entre expérimentation et stagnation.
Résumé
Un volume contrasté, oscillant entre fulgurances visuelles et frustration narrative.
🪚 Un chaos maîtrisé en surface, mais encore trop dispersé pour convaincre pleinement.